Dans un avis qu’il vient de rendre au nom de la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale, le Député U.D.I. Francis VERCAMER invite ses pairs à briser l’omerta sur les addictions au travail.
L’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé, (I.N.P.E.S.), a rendu un avis à la demande de la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale. La priorité est tout d’abord de briser l’omerta, de lever un tabou sur les questions de santé au travail et plus particulièrement sur la question des addictions.
Aucune catégorie socioprofessionnelle n’est épargnée. La consommation d’alcool s’avère plus fréquente dans les secteurs de l’agriculture, (30,7 %), et de la construction, (32,7 %). Celle de cannabis et de cocaïne semble plus courante dans les métiers liés aux arts et au spectacle, de même que dans la construction et l’hôtellerie-restauration.
Résultat : 550.000 usagers quotidiens de cannabis, 5.000.000 de consommateurs assidus d’alcool auxquels s’ajoutent 400.000 personnes ayant recours à la cocaïne au moins une fois dans l’année, et 150.000 qui en font autant avec l’ecstasy. Des chiffres à relativiser toutefois, car ils amalgament les comportements dans la sphère privée et les usages à des fins de dopage professionnel.
Francis VERCAMER, Député U.D.I. rapporteur des conclusions de l’I.N.P.E.S., reconnaît que tous sont «confrontés à des situations très difficiles, en étant dépourvus de moyens d’action efficaces». Il existe bien un plan gouvernemental de lutte qui court jusqu’en 2017, mais il n’est que partiellement appliqué, alors que la cote d’alerte est dépassée. Il serait temps de «sortir de l’irresponsabilité collective». Un quart des accidents du travail, voire un tiers, sont liés à des addictions. Rien qu’en raison de l’alcool, 13.000 journées sont perdues chaque année pour un coût impactant la masse salariale.
En région Centre, la Mission Interministérielle de Lutte contre la Toxicomanie, (M.I.L.D.T), vient de lancer, sous la supervision de Céline LECLERC, Directrice de l’Observatoire Régional de la Santé, une étude sur «la consommation de substances psychoactives en milieu professionnel» auprès des salariés, employeurs, médecins du travail et représentants de C.H.S.-C.T. (Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail).
Le dopage au travail et les addictions qui en découlent sont encore très présentes malgré l’interdiction de consommer des substances psychoactives en milieu professionnel !

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